LA VOITURE DE DEMAIN FAIT LE PLEIN DE DATA

LA VOITURE DE DEMAIN FAIT LE PLEIN DE DATA

Depuis près d’un siècle, Genève accueille le Salon de l’Auto au mois de mars. Une tradition réglée comme une montre suisse qui en 2017 ouvre ses portes au public du 9 au 19 mars. Sur plus de 100 000 m2, quelque 180 exposants présenteront leurs nouveautés. Voici pour les chiffres. Quant aux jobs dans le secteur, la tendance lourde du marché est que l’univers de l’automobile connecte plus que jamais les pros de l’IT, d’intelligence artificielle, d’objets connectés et autres IOT. Évoluant presque en temps réel au rythme des avancées numériques, le secteur embauche. L’occasion de marier passion et métier d’avenir ?

Débutons la visite du salon côté passion. Chez Renault, la nouvelle Alpine A110 présente son modèle en – petite – série (édition limitée à 1955 exemplaires), ainsi que le Renault Captur restylé avec de nouvelles technologies embarquées. La marque révèlera également une surprise électrique !
Un SUV (Sport Utility Vehicle), le DS7 Crossback, est également attendu chez DS.
Citroën montrera un concept de SUV urbain, le C-Aircross Concept, qui préfigure le futur SUV C3 Aircross.
Chez Peugeot, on découvrira un concept de voiture autonome baptisé Instinct Concept, l’utilitaire Partner Tepee en version électrique.
Ferrari, qui fête son 70ème anniversaire, y présentera un nouveau bolide : la 812 Superfast !
Volkswagen enfin dévoilera le Tiguan Allspace.
Le salon de Genève permet également d’élire la voiture de l’année. En 2017, c’est la 3008 de Peugeot qui a remporté le prix.

Des partenariats clés
Après la voiture électrique, les grands constructeurs automobiles s’attaquent à la voiture connectée avec de nombreux partenariats à la clé : IBM et General Motors, Fiat Chrysler et Google, Apple investissant en Chine, Toyota investissant 1 billion de dollars dans la conduite autonome basée sur l’intelligence artificielle… Même Uber lance ses propres voitures autonomes. Le mariage entre automobile et intelligence artificielle est officiellement consommé !
Toujours dans l’optique de nous faciliter la vie, la voiture nous promet une conduite autonome en toute sécurité. Tout cela est possible grâce au big data, mais de sérieuses problématiques de cybersécurité se posent encore.

4 niveaux d’autonomie

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a fait une classification de ces voitures en 4 niveaux, de la moins à la plus auto-gérée :
1 : Voiture assistée
Automatisation de certaines fonctions du véhicule, mais le conducteur garde le contrôle global. On u est presque.
2 : Autonomie partielle
La voiture remplace le conducteur sur au moins 2 fonctions essentielles (ex : pédales + volant) >  park assist
3 : Autonomie limitée
Le véhicule est apte à conduire de façon autonome sans intervention du conducteur, mais seulement dans un certain environnement (autoroute, embouteillages…). C’est le cas de la Google Car.
4 : Autonomie totale
Le conducteur fournit des informations de navigation à la voiture et le reste est géré automatiquement.

Google et Tesla ont investi des milliards

De grands groupes se sont déjà engagés à rendre la conduite autonome accessible très prochainement. Google et Tesla ont investi des milliards dans la recherche et le développement de la conduite automatisés. La technologie Waymo de Google s’appuie, comme celle des Tesla Motors, sur un système de vision par caméra complété par un ensemble de radars et de lidars (guidage laser). Elle permet de détecter des obstacles (piétons, cyclistes, travaux…) dans un rayon limité. La promesse d’une conduite totalement sécurisée ? Comme pour les autres véhicules, il faudra de nombreuses heures de conduite pour l’assurer. Tous les deux ont des véhicules d’essai sur la route et se dirigent rapidement vers la commercialisation de véhicules autonomes. En octobre 2016, Tesla a annoncé que tous les nouveaux véhicules seraient équipés du matériel hardware nécessaire à la conduite complètement automatisée. Uber n’est pas en reste ! Des centaines d’ingénieurs mis à contribution sur les R&D de la conduite automatisée ont permis à Uber d’avancer une mise en route en 2021.
La plupart des compagnies préfèrent passer par l’étape de la conduite semi-autonome intelligente. Le conducteur est aidé, mais pas remplacé par l’AI : freinage automatique, systèmes de repérage d’obstacles, d’alerte piéton/cycliste, régulateurs de vitesse intelligents, etc.

De nouveaux modèles commerciaux

Le cloud est la plate-forme parfaite pour déployer la technologie automobile d’IA. Il peut traiter et analyser rapidement un grand nombre de données et s’avère un appui capital dans la mise en œuvre de l’intelligence artificielle. La collaboration de Renault avec ARM va dans ce sens pour prendre en charge des applications telles que l’aide à la conduite, l’info-divertissement embarqué, la conduite autonome, etc. Selon Richard York, vice-président marketing chez ARM, « Les véhicules connectés vont rendre possibles de nouveaux modèles commerciaux assurant aux utilisateurs une large palette d’options et d’expériences. L’industrie automobile va se concentrer de plus en plus sur les fonctionnalités spécifiques recherchées par les propriétaires, par exemple en matière de confort et de divertissement.»
L’association General Motors et Watson IBM y a recours avec son extension du système Onstar, qui a déjà permis ou mis au point les applications suivantes :
– localisation des stations-service et achat de carburant de l’intérieur du véhicule
– repérage des restaurants correspondant aux goûts du conducteur à proximité
– solutions de paiement via monnaie électronique intégrées au tableau de bord
– rappel d’achats ou rdv prévus à proximité des enseignes concernées
– précommandes, préréservations directement du véhicule
Et ce ne sont que quelques exemples !

250 millions de voitures connectées

D’ici 2020, les analystes de l’industrie estiment que près de 250 millions de voitures seront connectées à Internet. Avec de nouveaux véhicules équipés d’une multitude de capteurs intelligents, d’applications de connectivité intégrées et de fonctionnalités géo-analytiques améliorées, le raccordement à l’IoT est une évidence et aura des répercussions à tous les niveaux :

 

    • les fabricants et les concessionnaires pourront procéder à des mises à jour logicielles en direct et le conducteur activer des fonctions supplémentaires ;

 

    • les données de performance transmises directement permettront de signaler les problèmes et planifier les réparations – dont certaines n’exigeront plus le déplacement du conducteur ;

 

    • grâce aux données récoltées par capteurs, les constructeurs automobiles pourront apporter des améliorations pratiques et des renforts sécurité concrets aux futurs modèles comme la détection des urgences médicales et contact immédiat du personnel d’urgence…

 

    • d’un point de vue ludique, social, culturel, la voiture offrira autant de possibilités qu’un ordinateur : recherches, envoi d’emails, infos ciblées, interactions parents/enfants (fonctions de couvre-feu et de géolocalisation pour avertir les parents si l’enfant roule trop vite ou en dehors d’une zone définie, par exemple) ;

 

    • enfin et surtout, une meilleure sécurité : grâce aux ADAS (aides à la conduite) et à la technologie V2V, les véhicules pourront communiquer entre-eux. s’alerter en cas de conduite anormale, provoquer des freinages automatiques aux intersections pour éviter les collisions, etc.

 

Les primes seront sans doute ajustées en conséquence

Les compagnies d’assurance s’associent aux entreprises automobiles pour développer des systèmes intelligents de repérage des conducteurs dangereux. Ainsi, Nauto développe une plate-forme basée sur le Cloud qui surveillera la vigilance des conducteurs, les quasi-accidents et les habitudes de conduite dangereuses. En surveillant le comportement du conducteur, le système aidera les compagnies d’assurance à identifier les conducteurs enclins à avoir des habitudes de conduite risquées. Les primes seront sans doute ajustées en conséquence !

Comme toute technologie, elle peut être piratée

Pour Renault, « La digitalisation de la voiture est de nature à bouleverser complètement le marché et ses acteurs. Actuellement, nous sommes encore dans une phase darwinienne, pendant laquelle tout le monde s’agite, mais demain certains n’y survivront pas. ». En somme, chacun veut sa part sur ce marché qui ne se divisera qu’entre ceux qui auront aussi su anticiper les dangers.
D’un point de vue légal, qui sera en cause si votre petit dernier se fait renverser ? Le conducteur humain ? Le constructeur ? Le robot ?
Plus de sécurité d’un côté, mais de l’autre… Comme toute technologie, elle peut être piratée. Mais, ici les conséquences pourraient être fatales.
Enfin, socialement, sommes-nous tous prêts à accepter de céder le contrôle à une machine ? Et peut-on parler d’autonomie quand les technologies dictent notre vie ?

Entraîner la voiture via le jeu vidéo GTA

La programmation de la voiture est basée sur le « machine learning », c’est-à-dire qu’elle doit théoriquement parcourir une quantité astronomique de kilomètres afin d’affiner sa compréhension de l’environnement et des situations auxquelles elle pourrait être confrontée. Une solution originale a été récemment proposée par Tesla : entraîner la voiture via le jeu vidéo GTA. Tesla a même mis à disposition un kit à télécharger gratuitement à cet effet.
Ces voitures pourraient également entraîner la destruction massive de nombreux emplois : taxis, voituriers, mécaniciens…. Mais les nouvelles technologies entraînent également la création de nouveaux emplois : data scientist, data analyst, cybersécurité etc.

Un marché d’avenir qui ne se fera pas sans vous !

C’est par la création de ces nouveaux emplois que la transition s’effectuera dans les meilleures conditions, car seuls les petits génies de l’IT que vous êtes pourront affronter les questions cruciales qui freinent encore l’évolution de la conduite connectée. Si ce secteur vous intéresse, consultez sans attendre nos offres dans l’industrie automobile : en ce moment, Renault est en pleine campagne de recrutement dans l’IT !

Salon pratique
Salon automobile de Genève : du 9 au 19 mars 2017
Palexpo, 30 Route François Peyrot, 1218 Le Grand Saconnex
Billetterie directement sur le site du Geneva International Motor Show

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