Bases des donnés relationnelles, comment comprendre?

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La gestion de données a, depuis toujours, accompagné les évolutions en matière de numérique et d’informatique. Elle prend, ces dernières années, de plus en plus d’ampleur, dans le contexte actuel de transformation digitale comprenant les enjeux liés au Big Data. La question du traitement et de la gestion des données est devenue d’autant plus cruciale depuis le 25 mai 2018, avec l’adoption de la nouvelle réglementation européenne (RGPD) visant à mieux contrôler et protéger les données personnelles.

La base de données relationnelle est celle, qui, à ce jour, est la plus étendue et la plus utilisée. Pourquoi a-t-elle été développée ? Quelles en sont les spécificités ? Cet article a pour but de vous aider à mieux comprendre son fonctionnement et son utilité.

Bases de données : les fondamentaux

Apparues à la fin des années 1960, les toutes premières bases de données avaient comme objectif principal de simplifier le traitement et la gestion des données informatiques. Si leur usage est aujourd’hui complètement généralisé et étendu à tout type de secteur d’activité, de nombreuses évolutions ont vu le jour au fil des années et des évolutions technologiques.

Entre l’essor du digital et des enjeux liés au Big Data, tout ce qui touche de près ou de loin à l’univers de la « donnée » a acquis une dimension incontournable auprès des entreprises. La question de la gestion des données est en effet aujourd’hui au cœur des décisions stratégiques.

L’utilité première d’une base de données consiste à mettre des données à disposition d’utilisateurs qui souhaitent consulter, saisir, modifier ou encore extraire des informations contenues dans la base elle-même. Elle permet à la fois aux entreprises de conserver des informations stratégiques et de gagner du temps en ce qui concerne leur gestion. Elle facilite également la production de rapports d’analyse et garantit la conservation d’un historique complet et détaillé à portée de clic.

Les systèmes de gestion de bases de données (SGBD)

Les SGBD sont des logiciels permettant de stocker des informations dans une base de données. Ces données peuvent ensuite être traitées, modifiées ou encore partagées. Les logiciels les plus connus sont, entre autres, Oracle, MySQL, Microsoft SQL Server et Sybase. Ces logiciels prennent également en charge la structuration et la mise à jour des bases de données.

L’offre actuelle en systèmes de gestion de bases de données est large. Certains logiciels sont gratuits alors que d’autres sont payants, chacun offrant leurs propres spécificités et fonctionnalités desquelles dépendront bien évidemment le prix. En fonction de leur secteur d’activité et de leurs besoins, les entreprises seront plus ou moins sensibles à certains critères techniques comme ceux d’autres plus subjectifs (ressources, richesse fonctionnelle, type d’accès, système d’exploitation, etc). Les attentes ne seront en effet pas forcément les mêmes en fonction de si l’entreprise est positionnée sur les secteurs de l’agroalimentaire, de la grande distribution ou encore du tourisme.

À l’heure actuelle, le SGBD le plus répandu et le plus utilisé au sein des entreprises reste le SGBDR, ou Système de Gestion des Bases de Données Relationnelle, ce qui est parfaitement logique puisque la base de données relationnelle est elle-même le modèle de base de données le plus répandu.

L’apparition du modèle relationnel

La base de données relationnelle a été inventée en 1970 par un informaticien britannique, Edgar Frank Codd, alors qu’il travaillait chez IBM. Ses recherches avaient pour objectif de développer un modèle permettant de répondre aux problèmes posés par ceux déjà existants (à l’époque, les deux modèles existants étaient les bases de données hiérarchiques et les bases de données réseau).

Le modèle relationnel correspond à une base de données au sein de laquelle l’information est organisée dans des tableaux appelés « relations » ou « tables ». Elle consiste ainsi en une ou plusieurs relations. La base de données relationnelle est connue pour être relativement simple et pratique d’accès. De plus, de nouvelles données peuvent y être facilement ajoutées sans avoir à modifier la structure déjà mise en place.

Basé sur l’algèbre relationnel, ce type de base de données est devenu la norme en matière d’informatique puisqu’il rend possible la création de bases simples à gérer et à faire évoluer.

Comprendre le modèle relationnel pour mieux le maîtriser

 Le modèle relationnel permet d’organiser les données sous forme de tables. Chaque table est ensuite structurée en lignes et en colonnes. La particularité de ce modèle repose dans le fait que, dès lors que plusieurs tables comportent la même colonne, elles peuvent être « rapprochées ». Pour ce faire, on utilise le « SQL » ou « Structured Query Langage » qui est un langage d’interrogation des bases de données.

Ce type de langage standardisé permet de communiquer avec les systèmes informatiques et d’en extraire les données. Il présente l’avantage de générer de l’interactivité entre l’utilisateur et la base de données en délivrant des réponses immédiates. Ainsi, grâce au langage SQL, il est possible de parcourir plusieurs tables afin d’en extraire les données nécessaires.

Ce langage de programmation dit « de 4ème génération » (4GL en anglais) comporte de nombreux points forts : simple à apprendre, comprenant moins d’erreurs que les générations précédentes et plus « réactifs » (possibilité d’obtenir des résultats très rapidement).

Et la blockchain dans tout ça ?

 La technologie qu’on dit « issue du Bitcoin » et qui bouscule complètement les pratiques en termes de gestion de donnée fait partie des enjeux majeurs de ces prochaines année pour les entreprises. La blockchain ne se réduit pas simplement à un « type » de base de données classique. Il s’agit en réalité d’une base de données totalement sécurisée, centralisée et transparente. Sa particularité est qu’elle n’a pas besoin d’organe de contrôle pour fonctionner.

Autre particularité : les données enregistrées sur la Blockchain sont automatiquement vérifiées, mises à jour et partagées aux dispositifs qui y sont connectés. C’est la raison pour laquelle elle représente aujourd’hui l’alternative la plus intéressante, que ce soit en termes de coût, de fiabilité et d’innovation, aux systèmes de bases de données que l’on connaît jusqu’à présent.

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