Les nouveaux emplois du marketing technique

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Autrefois majoritairement associé à des postes tels que celui de chef de produit, de responsable marketing opérationnel  ou encore de directeur marketing, le monde du marketing s’est enrichi d’un très grand nombre de métiers directement dérivés de la révolution numérique.

Du data analyst au community manager, le digital a transformé à la fois l’environnement et les techniques marketing. Celles-ci ne peuvent plus ignorer la mine d’informations, de données et le potentiel que représente Internet.

Avec, selon le Baromètre du numérique, 42% de la population française privilégiant le smartphone pour naviguer sur le Web en 2017 et 76 % se connectant quotidiennement à Internet, la présence digitale des entreprises est devenue indispensable. Et cela concerne tous les secteurs d’activité.

Le web, moteur de la métamorphose des modes de consommation

L’explosion des plateformes et applications web témoigne de la métamorphose du tunnel d’achat chez les consommateurs : l’UX, ou expérience utilisateur, est devenue un moteur de conversion. En témoigne l’impact des plateformes d’avis sur la décision d’achat.

Parmi les nouveaux supports, on peut compter :

  • Les réseaux sociaux
  • Les boutiques e-commerce
  • L’e-mailing
  • Les applications mobiles et digitales

En réponse, les métiers du marketing et de la communication se rapprochent voire se confondent souvent. Après les 7 tendances du marketing digital en 2017, découvrons 4 nouveaux emplois du marketing technique :

  • Le big data manager
  • Le technicien SEO
  • Le Growth Hacker
  • Le Data analyst

Le big data manager, au cœur de la densification des données

Autrefois majoritairement représenté dans les secteurs bancaires, pharmaceutiques et dans les assurances, le data manager est désormais présent sur tous les fronts. L’accroissement et la complexification des données récoltées grâce au numérique font de son expertise une valeur ajoutée très recherchée dans tous les secteurs d’activité.

Son profil varie donc en fonction du secteur dans lequel il évolue : commercial, marketing, informatique ou santé. Le big data manager contrôle et exploite les données des bases de données SQL et des progiciels et les organise afin de leur donner du sens à l’intérieur de la stratégie marketing de l’entreprise.

En tant que manager, il a un pied dans l’opérationnel qui lui permet d’affiner les objectifs et les choix stratégiques, fort d’une veille et d’une analyse constante. Cela lui demande de savoir vulgariser des données complexes et de cerner les tendances. Mais, aussi, de savoir les exposer aux équipes opérationnelles, notamment grâce au storytelling.

Le data manager et le storytelling : donner du sens aux données

Aujourd’hui, le marketing s’inscrit volontiers dans une démarche B2B2C (Business to Business to Consumer). L’utilisateur final est au cœur de la problématique et c’est cette cible que l’on veut toucher. La technique du storytelling comme méthode de communication à l’intention des équipes permet de donner du sens en :

  • Captant l’attention des équipes afin de les sensibiliser aux phénomènes et tendances
  • De donner du sens, de l’émotion aux actions marketing
  • D’engager les équipes opérationnelles autour de la culture d’entreprise
  • D’améliorer les techniques d’Inbound Marketing et optimiser le ROI

Sans les analyses pointues du big data manager et de ses équipes, le développement d’une stratégie marketing digitale percutante et ciblée serait impossible.

Le technicien SEO ou SEO Manager, garant de la visibilité digitale

Le SEO (Search Engine Optimisation) ou référencement naturel en français est une technique permettant aux Sites Internet d’accroître leur visibilité sur le web de façon « naturelle », c’est-à-dire sans recourir au SEA (Search Engine Advertising), soit la publicité payante.

Les techniques SEO se sont de plus en plus complexifiées à mesure que les moteurs de recherche, Google en tête de file, ont amélioré leurs algorithmes de recherches. L’intention est claire : améliorer constamment l’expérience utilisateur et faciliter ses recherches.

Le développement des différents supports sur lesquels consulter les navigateurs ont également contribué à rendre la pratique de plus en plus complexe et technique. De la même manière, l’apparition de la recherche vocale en plus de la recherche écrite transforment les pratiques SEO et demandent une adaptation encore plus fine du contenu.

Aujourd’hui, le référencement SEO est un métier à part entière, lequel demande plusieurs compétences clés :

  • Une connaissance pointue en matière d’optimisation Web et l’association du SEO et Web design.
  • Compétences en codage (structuration des pages en HTML, bonnes pratiques d’intégration)
  • Conception de l’arborescence d’un site web
  • Connaissances en UI / UX (expérience utilisateur et interface utilisateur)
  • Stratégie d’Inbound Marketing
  • Une haute adaptabilité face à un environnement en constante évolution

La double casquette : technique et marketing

Le référenceur SEO est originellement perçu comme un technicien et il est vrai que son expertise implique une collaboration très forte avec l’équipe de développement et de webmastering du site Internet. Outres ses compétences techniques (référencement on site), il doit également collaborer étroitement avec le pôle marketing.

C’est lui qui est en charge du déploiement de ce que l’on appelle le référencement off site. Comme ce terme l’indique, il s’agit du travail d’analyse, de préparation et de référencement qui ne s’opèrent pas directement sur le site, mais à l’extérieur.

Ainsi, le technicien SEO doit avoir :

  • D’excellentes capacités rédactionnelles
  • Des notions de webmarketing
  • Des compétences en linkbuilding (création de liens depuis des sites extérieurs pour augmenter l’autorité du site cible)
  • La capacité à sélectionner, analyser et faire évoluer les mots clés pertinents pour le référencement
  • Une parfaite maîtrise des outils d’analyse de trafic et de référencement

Son travail et son efficacité dépendent également de ses affinités avec les techniques usuelles de marketing. Il doit savoir mettre en évidence la valeur ajoutée de l’entreprise et identifier clairement la cible du site Internet afin de déployer la meilleure stratégie de contenu et de référencement.

Le Growth Hacker, la star des start-ups

Ce métier récent nous évoque instinctivement l’esprit start-up, et pour cause : comme nous le disions dans cet article traitant des 10 missions phares du Growth Hacker, il a largement contribué au développement rapide des start-ups telles que Uber, AirBnB, etc.

Associé à l’e-réputation de l’entreprise pour laquelle il travaille, l’une de ses missions principales est liée au développement des communautés sur les réseaux sociaux ciblés. Expert de ces plateformes, il connaît parfaitement les ficelles des médias sociaux et sait tirer parti de ceux-ci.

Activateur de croissance, il est d’autant plus recherché par les entreprises qu’il a pour objectif d’accroître rapidement et efficacement la croissance à moindre coût. Il a un double profil : celui de marketeur et de développeur. Il travaille sur toutes les étapes du process d’acquisition de clients.

Le Growth Hacker a un profil qui révèle la polyvalence attendue en matière de marketing digital, puisqu’il se révèle être aussi bien :

  • Créatif
  • Analyste
  • Marketer
  • Concepteur-rédacteur

Parmi les exemples de Growth Hacking célèbres, on peut citer :

  • Le Twelcome de Twitter (envoi d’un message privé ou d’un Tweet automatique à chaque nouveau follower)
  • Le parrainage Dropbox (consistant à offrir de l’espace de stockage supplémentaire à ses utilisateurs contribuant à la notoriété du produit)
  • Hotmail et son lien en fin de chaque mail envoyé par les utilisateurs (« Obtenez votre adresse mail gratuite sur Hotmail)

Faire parler les données avec le Data Analyst

Face à l’afflux constant de données en provenance des outils informatiques (comme les CRM), il synthétise, organise et traduit les informations afin d’en sortir des indicateurs utiles à la direction de l’entreprise. Ces données participent au développement et à l’évolution de la stratégie commerciale.

Ingénieur de formation, il est responsable de la construction et des opérations sur les bases de données dont il a la charge. Un master en Marketing lui est aussi particulièrement utile pour tirer parti des informations collectées afin de fournir des analyses et prédictions pertinentes.

Le Data Analyst est familier avec :

  • Sharepoint
  • La Business Intelligence
  • Extraction et la traduction de données business en données statistiques
  • La segmentation client par le truchement des données de consommation
  • La modélisation et la mise à jour des bases de données
  • L’analyse des tendances afin d’en tirer des recommandations
  • La vulgarisation de ses analyses à l’attention des dirigeants de l’entreprise

A terme, le Data Analyst peut évoluer vers le poste de Data Scientist. Ce statisticien d’un nouveau genre est destiné à de belles années devant lui. L’exploitation marketing des bases de données d’information sont de plus en plus complexe du fait de la transition numérique et leur analyse demande toujours plus d’experts capables de concilier une approche analytique fine et à une solide connaissance des langages informatiques, tels que Python ou encore SQL.

Vous êtes à la recherche d’opportunités dans le domaine du marketing digital ? Consultez les offres d’emploi disponibles dans les différentes branches du marketing(SEO, e-commerce, web…).

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